Economie circulaire et impacts sur l’immobilier : Bilan et perspectives

Les petits-déjeuners de l’immobilier digital #11

Economie circulaire et impacts sur l’immobilier :
Bilan et perspectives

18 juin 2021 // 08:30

Intervenants

Tina Paillet
Chair of RICS Europe
Ambassador for the World Green Building Council’s #BuildingLife Campaign

Laetitia George
Global Head of Portfolio chez NHOOD – FRICS
Administratrice de l’IFPEB

Cédric Borel
Directeur IFPEB

Opposée au modèle d’économie linéaire, qui extrait, fabrique, consomme et jette, l’économie circulaire repose sur 7 piliers définis par l’ADEME : l’écoconception, l’écologie industrielle, l’économie de fonctionnalité, le réemploi, la réparation, la réutilisation et enfin le recyclage.

L’immobilier adopte progressivement ces nouveaux schémas durables, de la conception à la déconstruction en passant par la construction et l’exploitation. Le digital a plus que jamais sa place dans l’économie circulaire. Celui-ci permet, à travers l’analyse de données et applications numériques, de faire le lien entre les différentes étapes de manière plus efficace, précise et durable.

L’économie circulaire apparaît à la fois comme une exigence et comme une opportunité pour la transition écologique et une meilleure résilience de l’immobilier. Mais les défis sont encore immenses.

Animateurs

Michel Tolila

Président
La FoncièreNumérique

Maurice Gauchot

Associé
La FoncièreNumérique

Patrice Noisette

Professeur – Responsable du Mastère Spécialisé Management urbain et immobilier – ESSEC Business School.

Avec les étudiants de la promotion 2020-2021

Résilience et exploitation : un nouvel âge d’or pour l’immobilier

Résilience et exploitation :
un nouvel âge d’or pour l’immobilier

Par Michel Tolila

J’étais aux côtés de Philippe AMIOTTE, Eric JUHE, Florence DOURDET FRANZONI et Anne-Claire BARBERI à l’occasion des petits-déjeuners de l’immobilier réalisés par l’ESSEC Business School et La Foncière Numérique pour échanger sur le futur de l’exploitation responsable dans l’immobilier. Cet événement s’inscrit dans le cadre d’un cycle de trois ateliers dédiés à la notion de résilience. Ce deuxième épisode intervient après un 1er consacré à l’investissement durable. Il sera complété par un dernier sujet relatif à l’économie circulaire. Trois sous-thèmes ont animé la table-ronde sur l’exploitation responsable : d’une part sa définition, d’autre part l’apport du digital dans ses métiers et enfin son potentiel en matière de performance globale.

Maîtrise, maintenance, fonctionnement du bâtiment : la durabilité, nouvelle clé de voûte pour la performance et la gestion immobilière

Une clé de voûte pour le locataire …

Il existe plus d’une trentaine d’acteurs qui gravitent autour d’un actif immobilier. Pour garder toute son attractivité et conserver ses locataires et ses utilisateurs, ainsi que son rendement, l’actif immobilier doit être aujourd’hui durable et transformable. En effet, l’impératif de la maîtrise budgétaire et de la qualité de vie impose de facto de plus en plus de fixer des objectifs clairs pour l’ensemble des parties prenantes concernées par la maintenance et la pérennité du patrimoine immobilier, ce que l’on appelle l’exploitation. Parmi les métiers de l’exploitation – allant de l’investissement (avec la fonction d’asset manager) à la gestion locative – les critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) et d’Investissement socialement responsable (ISR) nécessitent dès lors une accélération de l’implication des prestataires de la gestion technique (le property management), énergétique et de services aux occupants (le facility manager) pour une lisibilité de chacun. D’un “asset manager” qui va chercher le “min-d’investissement” pour le “max de rendement” à un locataire qui s’intéresse au “max de services” pour le “min de loyer + charges”, le “property manager” et le “facility manager” ont la charge de faire converger les intérêts de chacun et d’éclairer sur les aspects de plus en plus techniques liés au bâtiment. L’exigence de clairvoyance impose, en effet, de “composer avec la complexité d’une réglementation administrative, juridique et environnementale”, explique Philippe AMIOTTE, Directeur Immobilier et Environnement de Travail de DANONE, afin d’être dans une amélioration continue de la qualité vie au travail. C’est en effet pas moins de 4 millions de mètres carrés dans le monde que doit gérer un acteur comme Danone en tant que grand locataire mais aussi propriétaire, investisseur dans des relais de croissance comme la logistique ou la R&D. Force est donc de constater que le métier de “locataire” dans ce cadre là se professionnalise pour des raisons tant exogènes, comme la réduction des émissions carbones, qu’endogènes à l’entreprise, au premier rang duquel on compte le maintien de la pression financière pour rester sur des équilibres d’intérêts communs.


Être « locataire » implique un nécessaire “faire ensemble” avec les bailleurs et les “property managers”, précise, par ailleurs, Philippe AMIOTTE. Il faut ainsi muscler son jeu en matière d’informations financières et extra-financières (les informations dites “ESG” / « ISR ») et travailler les reportings en s’appuyant sur du bon sens, ajoute Anne-Claire BARBERI, Responsable RSE & Innovation du Groupe PERIA. La résilience dans l’immobilier tertiaire va donc au-delà du simple bail commercial (article 606) et de son annexe sur le bail vert (décret 53).

… pour les property managers

Selon Eric Juhe, qui est dans la gestion de compte de tiers et travaille avec les assets managers et les institutionnels en tant que Président de TELMMA, une société spécialisée dans le property management, la conception d’un immeuble va se penser désormais comme une marque. Il faudra donc gérer un nouvel aspect du bâti, celle de sa notoriété pour fédérer ses communautés d’utilisateurs. Cette révolution pour le secteur de l’immobilier passe par une gestion augmentée de son exploitation, et notamment sur deux points : 1/ d’une part, le fait d’outiller le secteur avec l’aide de plateformes offrant une grille de lecture sur la qualité de vie des usagers et des locataires (un immobilier 0S), et d’autre part 2/ le fait d’orienter ce même outil sur la généralisation d’un management de l’hospitalité. En effet, cette notion propre à l’hôtellerie (“l’hospitality management”) doit pouvoir se retrouver dans l’immobilier tertiaire, mais aussi plus largement dans la gestion des parcs immobiliers autour d’une offre diversifiée, plug&Play et tournée sur l’exploitation responsable. Reste à mieux qualifier ce que l’on entend par “responsable”. En effet, pour Eric Juhe, l’exploitation responsable ne doit pas se limiter au “E” des critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance). Pour lui, il s’agit de mieux connaître les limites actuelles de ce modèle ESG. On ne parle pas assez du “G” (pour gouvernance), autrement dit de la responsabilité des actionnaires, ni même du “S” pour “sociétal”. La bataille culturelle est peut-être là aujourd’hui, à savoir mieux qualifier les indicateurs sociétaux et de gouvernance ! 

… pour les investisseurs de long terme

Pour Florence Dourdet-Franzoni, Directrice de l’Immobilier au sein du groupe UNOFI, il faut désormais caractériser la relation entre les “property managers” et les “grands utilisateurs” : “nous ne sommes pas que dans un patrimoine de rendement, mais nous devons nous ouvrir dans un patrimoine de services”, précise-t-elle.


En effet, Unofi pilote 3 milliards d’actifs où la notion de propriétaire de long terme est importante. L’objectif est la conservation d’un patrimoine et la satisfaction des locataires. Pour ce faire, il faut : 1/ arbitrer pour faire des travaux, 2/ renouveler le patrimoine pour porter les immeubles d’acquisitions futures, et 3/ faire remonter les compétences des “property managers” face aux exigences des locataires, des salariés, du comité social et économique (CSE) des entreprises, et face à la technicité croissante des immeubles labellisés et nouvellement livrés. Il faut donc caractériser désormais le patrimoine à partir d’indicateurs-socles qui constituent un référentiel partageable par tous.

 

… pour un plan pour arriver à zéro carbone

Selon Anne-Claire BARBERI, Responsable RSE & Innovation du Groupe PERIAL, la notion de résilience renvoie aux indicateurs ESG à retenir pour mesurer la participation des entreprises à sa transition vers une économie plus durable mais aussi plus performante. En effet, grâce à une exploitation plus vertueuse des bâtiments, il s’agit de mieux garantir le confort des utilisateurs à la fois à l’intérieur du bâtiment et à l’extérieur à l’échelle du quartier. Outre des coûts d’exploitation optimisés, il s’agit surtout de remettre le premier sens du bâtiment au cœur des stratégies de gestion : à savoir la notion “d’hospitality”. Le numérique peut dans ce cadre là jouer le rôle de faciliteur en permettant aux acteurs d’avoir un langage commun face à la multiplicité des indicateurs. C’est aussi un levier pour une meilleure transparence sur ce qui couvre les engagements des propriétaires.

Pour retrouver le replay de l’évènement, c’est ici :

Open vs Private : Quel accès à la data immobilière, la nouvelle clé de la transition numérique ?

Open vs Private : Quel accès à la data immobilière, la nouvelle clé de la transition numérique ?

L’ESSEC Business School et La FoncièreNumérique ont eu  le plaisir de vous convier au premier petit-déjeuner de l’immobilier digital de 2019, durant lequel nous avons abordé les thèmes suivants :

• Divergence stratégique entre les différents acteurs de l’immobilier face à la numérisation
• Valeur et partage de la donnée
• Mutualisation de la donnée pour appréhender le coût global

L’atelier état introduit par le Professeur Patrice Noisette, de l’ESSEC Business School et animé par Michel Tolila, Président de La FoncièreNumérique, avec les interventions de :

• Maurice Gauchot, Directeur Associé La FoncièreNumérique
• Blaise Heurteux, Président de HBS Research
• Les étudiants du Mastère Spécialisé Management Urbain et Immobilier de l’ESSEC

Le coût global d’exploitation et les enjeux économiques lus à l’aune de la maturité numérique du marché

Le coût global d’exploitation et les enjeux économiques lus à l’aune de la maturité numérique du marché

Lundi 22 juin 2020
18:00 – 19:00

Afterwork réservé aux membres de l’ADI

Intervention à l’afterwork n°8 de l’ADI, Association des Directeurs Immobiliers
« Digitalisation de l’immobilier »

Transformation numérique de l’immobilier d’entreprise

La FoncièreNumérique, startup de la PropTech, présente les enjeux de la transformation numérique de l’immobilier d’entreprise.


Après une mesure de la maturité numérique du marché de l’immobilier, leur expertise portera sur le coût global d’exploitation et de mesure des enjeux économiques. Ils exposeront les solutions qu’apportera la transformation pour les services aux entreprises.

Intervenants :

Michel TOLILA

Président La FoncièreNumérique

Maurice GAUCHOT

Associé La FoncièreNumérique

[Rediffusion] BaaS, vers le Bail as a Service ?

[Rediffusion] BaaS, vers le Bail as a Service ?

Mardi 09 juin 2020
09:00 – 10:00

La FoncièreNumérique, l’ESSEC Business School, Business Immo et la RICS ont eu le plaisir de vous convier au 8 ème petit déjeuner de l’immobilier digital.

Avec le mode SaaS, Sofware as a Service, allons-nous vers un Bail as a Service plus évolutif dans son contenu, son offre, son modèle et sa durée ?

Avec les interventions de :

Gilles ALLARD

Directeur immobilier groupe ENGIE
Président de l’ADI

Giles BATEMAN

Directeur du développement
Europe continentale – IWG

Olivier ESTÈVE

Directeur général délégué COVIVIO

Maurice GAUCHOT

Associé La FoncièreNumérique

L’atelier sera animé par :

Gaël THOMAS

Directeur de la rédaction Business Immo Group

L’atelier est préparé par :

Michel TOLILA

Président La FoncièreNumérique

Patrice NOISETTE

Enseignant – Responsable du mastère spécialisé Management urbain et immobilier – ESSEC Business School

BaaS, vers le Bail as a Service ?

BaaS, vers le Bail as a Service ?

Mardi 09 juin 2020
09:00 – 10:00

Virtuellement via la plateforme webinar ZOOM

La FoncièreNumérique, l’ESSEC Business School, Business Immo et la RICS ont le plaisir de vous convier au 8 ème petit déjeuner de l’immobilier digital.

Avec le mode SaaS, Sofware as a Service, allons-nous vers un Bail as a Service plus évolutif dans son contenu, son offre, son modèle et sa durée ?

Avec les interventions de :

Gilles ALLARD

Directeur immobilier groupe ENGIE
Président de l’ADI

Giles BATEMAN

Directeur du développement
Europe continentale – IWG

Olivier ESTÈVE

Directeur général délégué COVIVIO

Maurice GAUCHOT

Associé La FoncièreNumérique

L’atelier sera animé par :

Gaël THOMAS

Directeur de la rédaction Business Immo Group

L’atelier est préparé par :

Michel TOLILA

Président La FoncièreNumérique

Patrice NOISETTE

Enseignant – Responsable du mastère spécialisé Management urbain et immobilier – ESSEC Business School

L’événement sera retransmis en direct sur le compte YouTube de La Foncière numérique :

ainsi que sur notre site web ultérieurement

La FoncièreNumérique recrute !

La FoncièreNumérique recrute !

Vous voulez avoir l’opportunité d’être au cœur de la digitalisation immobilière et de diversifier vos compétences sur les métiers de demain ? De collaborer au sein d’une start-up novatrice aux métiers variés (Ingénieur et Consultant, BIM Manager, Chef de projet, Développeur, Data Manager, Architecte, Expert de l’immobilier) ?

La FoncièreNumérique recrute !

A l’heure où l’immobilier doit répondre à des enjeux de développement durable, de transparence et d’impact sociétal, notre raison d’être est d’accélérer la transformation du secteur par le digital.

Venez nous rejoindre !

Nous recherchons activement pour les postes suivants:
– Consultant immobilier (F/H)
– Développeur full stack (F/H)
– Ingénieur IA (F/H)
– Assistante commerciale
– Stagiaire consultant immobilier (F/H)

Responsabilités et Risques Environnementaux : Quels impacts sur la valorisation immobilière ?

Responsabilités et Risques Environnementaux : Quels impacts sur la valorisation immobilière ?

Présentation de notre série de petit-déjeuners de l’immobilier digital en partenariat avec l’ESSEC (master Management Urbain et Immobilier).

Un grand merci aux participants du premier petit-déjeuner qui a porté sur « Responsabilités et Risques Environnementaux : Quels impacts sur la valorisation immobilière ? ».

Cette matinée de réflexion et d’échanges a permis de mesurer la mobilisation du secteur et sa prise de conscience pour réduire l’impact environnemental liés aux risques climatiques. La valeur de l’immobilier d’aujourd’hui dépend déjà des aléas et enjeux environnementaux de demain.

Rendez-vous au prochain petit-déjeuner pour aborder un autre enjeu crucial du secteur: « Marché de la data. La donnée vous appartient-elle ? »

Patrimonia 2019 : BIM, crowdfunding, blockchain, les nouvelles briques de l’immobilier

Patrimonia 2019 : BIM, crowdfunding, blockchain, les nouvelles briques de l’immobilier

Découvrez l’intervention de notre Directeur Associé Vincent Barué au colloque Patrimonia 2019 : BIM, crowdfunding, blockchain, les nouvelles briques de l’immobilier.

Comment créer de l’intelligence à partir de vos données immobilières, identifier les ROI de la transformation digitale, et pratiquer le BIM: certes « Building Information Modeling », mais surtout « Bien Investir Maintenant » pour les intimes!