La FoncièreNumérique acquiert LABEO

La FoncièreNumérique acquiert LABEO

Le groupe La FoncièreNumérique acquiert LABEO, éditeur de logiciels pour les gestionnaires de grands parcs immobiliers, et devient ainsi « la plateforme leader » du smart data dans l’immobilier, avec plus de 200 millions de m2 numérisés.

Chiffres clés du groupe La FoncièreNumérique avec LABEO  :

0 collaborateurs
entre Paris et Toulouse
0 clients
tertiaire & résidentiel
0 millions de m2
dont 1,1 de logements

Le groupe renforce son offre de transformation numérique de l’immobilier pour répondre aux principaux enjeux des acteurs privés et publics, détenteurs ou utilisateurs d’actifs immobiliers de toute nature : à savoir optimiser charges et dépenses, réduire l’impact environnemental et développer une nouvelle génération de services.

LABEO, leader sur le segment des bailleurs sociaux et du secteur public, édite la suite logicielle open BIM Gestion, ABYLA, permettant de piloter les ensembles immobiliers de manière graphique et descriptive. Parallèlement, LABEO accompagne ses clients dans la numérisation de leurs parcs.

En intégrant la FoncièreNumérique, LABEO amplifiera le développement de la solution ABYLA au bénéfice de ses clients historiques pour leur offrir les nouveaux services du groupe.

La FoncièreNumérique déploie une solution à la croisée de l’IA, du smart data et de la modélisation BIM Gestion, transformant l’actif immobilier en actif digital, source de création de valeur. Afin de répondre à la transition digitale des métiers de l’immobilier, La FoncièreNumérique développe ses propres applications dédiées au pilotage – gestion – exploitation des immeubles et anime une communauté de partenaires qui renforce son offre.

La plateforme La FoncièreNumérique réunit l’ensemble des données, documents, plans et IOT dans un référentiel unifié, fiabilisé et partageable entre l’ensemble des acteurs collaborant sur les actifs.

Pour le groupe La FoncièreNumérique, cette acquisition lui permet :

• D’accélérer le déploiement de ses modèles Data as a Service (DaaS), cloud et de financement de la numérisation de l’immobilier ;

• De proposer de nouveaux usages spécifiques autour de la gestion de patrimoine et du BIM Gestion via l’intégration du moteur ABYLA ;

• D’adresser le secteur public grâce à la position de leader de LABEO dans le logement social et les universités ainsi que sa forte présence dans les collectivités territoriales.

CONTACTS

Michel Tolila

Président
La FoncièreNumérique

Jean-Maurice Oudot

Vice-Président
La FoncièreNumérique

Maurice Gauchot

Associé
La FoncièreNumérique

Portrait : Arnaud Dujardin

Portrait : Arnaud Dujardin

En trois mots, comment décririez-vous votre rôle au sein de La FoncièreNumérique ?
Je suis Directeur associé en charge du patrimoine informationnel de nos clients. Mon rôle est de coordonner la collecte et la mise en qualité de l’ensemble des documents caractérisant les actifs immobiliers et de leur mise à disposition sur la plateforme Keep, appuyée par l’IA Read de La FoncièreNumérique.

A quoi ressemble une journée au travail type ? Et sur quels projets travaillez-vous actuellement ?
Ma journée commence par le suivi des développements des outils Keep et Read, le test des dernières fonctionnalités et le contrôle des délais. Ensuite je me concentre sur la collecte et le classement automatique des documents réalisé par l’IA de l’application Read. Enfin, je me consacre à l’extraction et l’analyse des métadonnées clés. Tout au long de la journée je reste en permanence à l’écoute du client afin de pouvoir répondre à toutes ses questions.

Que préférez-vous dans votre travail auprès de la FoncièreNumérique ?
J’apprécie particulièrement le fait de participer au développement et au déploiement de La FoncièreNumérique pour faire de la transition digitale une réalité pour nos clients.

Quel est le problème le plus difficile que vous ayez résolu récemment ? Quelle a été votre approche ?
La mise en place de la plateforme La FoncièreNumérique et notamment de sa dataroom permanente Keep sur plus de 170 actifs en deux mois.
Ainsi, nous avons dû rassembler plusieurs Tera de documents de notre client, venant de multiples sources.
Par la mise en œuvre et l’entrainement de notre IA de notre application Read, nous avons pu collecter et ranger automatiquement un maximum de documents, plans et données enrichis et fiabilisés pour le fond documentaire de notre client. La puissance de notre IA Read a permis de délivrer notre client dans les délais impartis.
J’ai connu les cessions de grands ensembles au début des années 2000, qui nécessitaient pour un seul immeuble un travail de plusieurs mois entre la collecte et la mise à disposition aux potentiels acquéreurs. C’est incroyable de voir que désormais, grâce aux outils d’IA de La FoncièreNumérique, c’est l’ensemble d’un patrimoine que nous pouvons collecter, fiabiliser et classer en deux mois. Une véritable accélération de l’Histoire !

Qu’est-ce qui vous fait vous lever le matin ?
Le fait de partager ma journée avec une diversité de talents remarquables au sein de La FoncièreNumérique, toujours dans une ambiance bienveillante.

Que contient votre liste de vœux pour ces 5 prochaines années ?
Participer pleinement au développement de La FoncièreNumérique et accueillir de nombreux nouveaux clients.

Quels conseils donneriez-vous aux nouvelles recrues de l’entreprise ?
Comprendre et s’approprier l’ensemble des produits de La FoncièreNumérique et des 6 axes de valeurs clés (Territoire, Marché, Financier, Exploitation, Occupation, Environnement) qui structurent la solution dans son ensemble. Ainsi ils pourront rapidement contribuer au développement de La FoncièreNumérique.

Open vs Private : Quel accès à la data immobilière, la nouvelle clé de la transition numérique ?

Open vs Private : Quel accès à la data immobilière, la nouvelle clé de la transition numérique ?

L’ESSEC Business School et La FoncièreNumérique ont eu  le plaisir de vous convier au premier petit-déjeuner de l’immobilier digital de 2019, durant lequel nous avons abordé les thèmes suivants :

• Divergence stratégique entre les différents acteurs de l’immobilier face à la numérisation
• Valeur et partage de la donnée
• Mutualisation de la donnée pour appréhender le coût global

L’atelier état introduit par le Professeur Patrice Noisette, de l’ESSEC Business School et animé par Michel Tolila, Président de La FoncièreNumérique, avec les interventions de :

• Maurice Gauchot, Directeur Associé La FoncièreNumérique
• Blaise Heurteux, Président de HBS Research
• Les étudiants du Mastère Spécialisé Management Urbain et Immobilier de l’ESSEC

Le coût global d’exploitation et les enjeux économiques lus à l’aune de la maturité numérique du marché

Le coût global d’exploitation et les enjeux économiques lus à l’aune de la maturité numérique du marché

Lundi 22 juin 2020
18:00 – 19:00

Afterwork réservé aux membres de l’ADI

Intervention à l’afterwork n°8 de l’ADI, Association des Directeurs Immobiliers
« Digitalisation de l’immobilier »

Transformation numérique de l’immobilier d’entreprise

La FoncièreNumérique, startup de la PropTech, présente les enjeux de la transformation numérique de l’immobilier d’entreprise.


Après une mesure de la maturité numérique du marché de l’immobilier, leur expertise portera sur le coût global d’exploitation et de mesure des enjeux économiques. Ils exposeront les solutions qu’apportera la transformation pour les services aux entreprises.

Intervenants :

Michel TOLILA

Président La FoncièreNumérique

Maurice GAUCHOT

Associé La FoncièreNumérique

Portrait : Magguy Bodin

Portrait : Magguy Bodin

En trois mots, comment décririez-vous votre rôle au sein de La FoncièreNumérique ?
Mes fonctions au sein de La FoncièreNumérique sont variées et complémentaires. En effet, le Secrétariat Général au sein de La FoncièreNumérique revêt :

· les aspects juridiques et contractuels avec nos clients, nos partenaires et nos fournisseurs,
· les fonctions RH et de support logistique,
· un rôle de coordination des fonctions administratives dont certaines sont externalisées.

A quoi ressemble une journée au travail type ? Et sur quels projets travaillez-vous actuellement ?
Il n’y a pas de journée type, chaque journée est différente et organisée pour répondre le plus efficacement aux sollicitations externes et internes sur les fonctions RH, administratif, juridique. Actuellement, je travaille sur le projet d’aménagement de nos locaux pour le retour post COVID ainsi que sur la finalisation de partenariats prometteurs. C’est également un moment dans l’année important où nous finalisons les travaux comptables de 2019 en relation avec notre cabinet d’expert-comptable et nos commissaires aux comptes.

Que préférez-vous dans votre travail auprès de la FoncièreNumérique ?
J’aime la diversité des sujets traités et le rôle d’interface en interne et/ou avec nos experts externes qui m’apportent beaucoup.

Quel est le problème le plus difficile que vous ayez résolu récemment ? Quelle a été votre approche ?
Récemment, un point délicat, car sans référence, a été de définir et d’organiser les conditions d’un retour prochain des équipes au Siège compte tenu de l’épidémie Covid 19. Ce projet demande un respect de multiples procédures de sécurité sanitaire et d’organisation de nos espaces de travail. Mon approche a été d’écouter les différentes options proposées au sein du COMEX et de conserver le recul nécessaire pour décider, en relation avec la direction, des options possibles pour garantir la santé des salariés mais également la continuité d’activité de l’entreprise.

Qu’est-ce qui vous fait vous lever le matin ?
Retrouver les équipes et partager avec mes collègues les différents sujets qui nécessitent un arbitrage.

Que contient votre liste de vœux pour ces 5 prochaines années ?
Au niveau de mes fonctions, réussir à consolider les équipes et à développer l’affectio societatis cher à La FoncièreNumérique en relation avec la direction de l’entreprise. Finaliser une organisation de la documentation juridique et administrative pour une utilisation en « self-service ». Partager la réussite des équipes développement et datafactory dans la livraison des clients. Avoir des retours positifs de nos clients et conserver leur confiance.

Quels conseils donneriez-vous aux nouvelles recrues de l’entreprise ?
Rester soi-même, apporter son expertise, son know-how, sa spontanéité au beau projet de La FoncièreNumérique, pour lequel chacun apporte une contribution précieuse et complémentaire.

[Rediffusion] BaaS, vers le Bail as a Service ?

[Rediffusion] BaaS, vers le Bail as a Service ?

Mardi 09 juin 2020
09:00 – 10:00

La FoncièreNumérique, l’ESSEC Business School, Business Immo et la RICS ont eu le plaisir de vous convier au 8 ème petit déjeuner de l’immobilier digital.

Avec le mode SaaS, Sofware as a Service, allons-nous vers un Bail as a Service plus évolutif dans son contenu, son offre, son modèle et sa durée ?

Avec les interventions de :

Gilles ALLARD

Directeur immobilier groupe ENGIE
Président de l’ADI

Giles BATEMAN

Directeur du développement
Europe continentale – IWG

Olivier ESTÈVE

Directeur général délégué COVIVIO

Maurice GAUCHOT

Associé La FoncièreNumérique

L’atelier sera animé par :

Gaël THOMAS

Directeur de la rédaction Business Immo Group

L’atelier est préparé par :

Michel TOLILA

Président La FoncièreNumérique

Patrice NOISETTE

Enseignant – Responsable du mastère spécialisé Management urbain et immobilier – ESSEC Business School

Quel immobilier tertiaire pour le jour d’après ?

Quel immobilier tertiaire pour le jour d’après ?

Entretien avec Michel Tolila,

Président de La FoncièreNumérique – 28 mai 2020

 

La FoncièreNumérique : A quoi ressembleront nos bureaux à la rentrée 2020 ?

Michel Tolila : Le bureau déconfiné de la rentrée 2020 se devra de faire du bien. Au cœur de sa stratégie de design, il lui faudra intégrer les qualités de bien-être, de sécurité et de confort que chacun peut retrouver dans son chez-soi. Au printemps, la maison a absorbé le lieu de travail à l’occasion du confinement et de cette vaste expérience sociale à échelle internationale qu’a été l’adoption brutale d’un télétravail contraint. Réciproquement, à l’automne, le lieu de travail se devra de proposer les assurances et garanties que nous avons recherchées dans nos maisons et appartements : santé, sécurité et bien-être. Alors que l’extension du télétravail se confirme dans certains secteurs sur des périodes indéfinies, l’immobilier tertiaire se retrouvera à la rentrée face à un compétiteur inattendu, nouvel entrant sur le marché : le résidentiel.

La FoncièreNumérique : Devra-t-on enterrer le flex office ?

Michel Tolila : Nul besoin d’enterrer le flex office. Par définition, le flex office est né sous le signe de la souplesse et la capacité d’adaptation au gré des évolutions du marché et des paramètres de la conjoncture sanitaire et économique. Et au sortir de la crise sanitaire, ce dont nous avons le plus ardemment besoin, c’est précisément la flexibilité.
Nous sommes face au défi actuellement de maintenir un cercle de 4 m2 autour de toute personne installée, ce qui équivaut à n’utiliser que 30 à 40 % de la superficie efficace. Le secteur s’apprête à perdre près des 2/3 de sa surface d’implantation. Alors certes nous serons moins flex et plus fixes, mais la philosophie sous-jacente au flex office sera plus importante que jamais pour réinventer la stratégie de gestion appliquée à l’espace ouvert.

La FoncièreNumérique : Alors que le télétravail se généralise bon an mal an, comment le secteur peut-il s’adapter à cette nouvelle donne ?

Michel Tolila : Nous n’avons pas choisi le télétravail, nous l’avons subi. Après en avoir chanté les louanges, nous en avons découvert les limites. Pour l’animal social qu’est l’Homme, Zoom ou la visio ne peut qu’être source de fatigue de façon ultime. Par son développement, le bureau nous permet de créer et maintenir des liens sociaux tant formels qu’informels. Certes, de grandes sociétés dans le domaine des technologies comme Facebook ou Twitter ont naturellement adopté le télétravail, elles qui ont créé un empire autour de la connexion et communication à distance. Quid du reste des entreprises ? L’affectio societatis qui est au cœur de notre compréhension de l’entreprise doit avoir une adresse, un lieu et un espace dans le monde physique, et non seulement virtuel. Plus de m2 seront sans aucun doute aménagés pour accommoder les nouveaux rituels au cœur de notre vie professionnelle à l’issue de la crise sanitaire : la salle de conférence sera aux années 2020 ce que l’open space fut aux années 1980. Tables, chaises et regards seront désormais tournés vers ces nouveaux « autels séculaires » que sont les écrans et dispositifs de projection. Les Sociétés devront se mettre en scène !

La FoncièreNumérique : Quelles répercussions sur les prix et les investissements peut-on raisonnablement anticiper ?

Michel Tolila : Graduellement nous revenons à la réalité et la raison reprend ses droits. Regardons les choses en face : les PIB ont perdu en moyenne entre 8 et 12 %. L’immobilier va irrémédiablement en pâtir. Même si les investissements diminuent et les prix des loyers sont impactés, il restera toujours à gérer charges et services : comment optimiser les unes et facturer les autres – telle est la question de la rentrée.

L’équation est simple : le m2 est ramené à la personne. Gérer l’espace a longtemps consisté à chercher à diminuer le nombre de m2 à la personne, ce que le secteur est parvenu à diviser par plus de 2 en 20 ans. De 20 m2 nous avons atteint 13 m2 à la personne, chiffre que le flex office et co-working ont encore fait diminuer – autour de 9 m2. Le COVID disrupte l’équation du space management, annule les 20 dernières années et remultiplie le tout par 3, ce qui nous ramène — par un long détour — aux m2 initiaux.

Avec des équipes de nettoyage assidues et omniprésentes, les charges vont augmenter pour partie, tout comme le coût de l’énergie. La climatisation ne se fera qu’en air neuf, l’air recyclé ne pouvant être rediffusé pour des risques de transmission de particules. Quel avenir pour les économies d’énergies tant espérées et les objectifs ambitieux fixés par le décret tertiaire ? On peut raisonnablement anticiper une remontée de 100% des coûts d’énergies ne serait-ce que pour la climatisation.

La FoncièreNumérique : Comment le digital peut-il aider le secteur à faire face ?

Michel Tolila : Le digital est un allié précieux pour préserver la santé des collaborateurs et mesurer les pathologies du bâtiment dans l’après-COVID. Outre les valeurs de l’immobilier que les valeurs marché, exploitation, financière, etc., nous allons accueillir une nouvelle valeur de l’immobilier centrée autour de la santé des humains et des espaces. Hélas, cette santé immobilière sera peut-être dans un premier temps antinomique avec la santé de la planète mesurée par la valeur environnementale.

Mesurer avec exactitude ne suffira pas : il faudra également communiquer ces données en temps réel avec transparence aux collaborateurs. Les objectifs connectés seront plus que jamais stratégiques pour remonter les informations sur les flux chauds. Nous n’aurons plus le luxe de la gestion des données en différé : la crise sanitaire fait basculer de facto l’immobilier dans le temps réel. Charge à nous de nous adapter sans tarder !

Portrait : Florian Leguy

Portrait : Florian Leguy

En trois mots, comment décririez-vous votre rôle au sein de La FoncièreNumérique ?
CAPEX/OPEX ; Diagnostiquer ; Marketing
Mon travail est centré autour du diagnostic d’exploitation et de l’optimisation des CAPEX / OPEX ce qui fait bien ressortir les avantages compétitifs des solutions proposées par la FoncièreNumérique.

A quoi ressemble une journée au travail type ? Et sur quels projets travaillez-vous actuellement ?
Je n’ai pas de journée de travail type et heureusement 😊. C’est l’une des choses que j’adore dans le conseil.

Et sur quels projets travaillez-vous actuellement ?
Je travaille sur le projet de déploiement d’UNOFI et plus particulièrement sur le diagnostic immobilier et la création de PPA ainsi que la transformation vers Count. Je travaille également pour d’autres clients, accompagnement au déploiement d’un outil chez CACIB, réalisations de Due diligence pour CAIMMO, réponse à des appels d’offres consulting en essayant au maximum de me servir de nos outils dans nos réponses. J’essaie de mettre en avant nos outils « vitrine » peu importe la mission sur laquelle je travaille.

Que préférez-vous dans votre travail auprès de la FoncièreNumérique ?
De pouvoir apporter un peu de mes connaissances et mon avis sur le projet, tout en suivant quotidiennement les évolutions qui s’offrent à nous et de pouvoir voir l’évolution des métiers de l’immobilier.

Quel est le problème le plus difficile que vous ayez résolu récemment ? Quelle a été votre approche ?
Je n’ai pas en tête un cas récent de problème ou difficulté particulière. Quand je rencontre une difficulté, de par ma nature un peu « têtu », je vais essayer de comprendre ce qui ne fonctionne pas, je vais prendre le problème comme une équation et voir où pourrait être le problème. Je vais essayer de faire des recherches pour comprendre et si vraiment je ne trouve pas je me tourne vers mes collaborateurs. Nous avons la chance, à la FoncièreNumérique, d’être entourés de collaborateurs aux multiples profils et compétences.

Qu’est-ce qui vous fait vous lever le matin ?
1. De savoir que je pars travailler dans un environnement de travail agréable où les collaborateurs sont bienveillants.
2. D’essayer d’apporter ma pierre a ce projet

Que contient votre liste de vœux pour ces 5 prochaines années ?
1. De travailler dans un environnement challengeant et motivant
2. De gagner en autonomie grâce au partage de connaissance et de savoir avec les différents sachants et experts de la FoncièreNumérique
3. De vivre l’évolution constante du projet de la foncière et d’ouvrir une branche européenne avec Jérémie Breton (Consultant immobilier La FoncièreNumérique)
4. Que mes projets professionnels et personnels, dont l’association que je gère au Togo, puissent prospérer

Quels conseils donneriez-vous aux nouvelles recrues de l’entreprise ?
Que vous avez bien fait de venir travailler avec nous et qu’il ne faut pas avoir peur de proposer des choses et des idées.

BaaS, vers le Bail as a Service ?

BaaS, vers le Bail as a Service ?

Mardi 09 juin 2020
09:00 – 10:00

Virtuellement via la plateforme webinar ZOOM

La FoncièreNumérique, l’ESSEC Business School, Business Immo et la RICS ont le plaisir de vous convier au 8 ème petit déjeuner de l’immobilier digital.

Avec le mode SaaS, Sofware as a Service, allons-nous vers un Bail as a Service plus évolutif dans son contenu, son offre, son modèle et sa durée ?

Avec les interventions de :

Gilles ALLARD

Directeur immobilier groupe ENGIE
Président de l’ADI

Giles BATEMAN

Directeur du développement
Europe continentale – IWG

Olivier ESTÈVE

Directeur général délégué COVIVIO

Maurice GAUCHOT

Associé La FoncièreNumérique

L’atelier sera animé par :

Gaël THOMAS

Directeur de la rédaction Business Immo Group

L’atelier est préparé par :

Michel TOLILA

Président La FoncièreNumérique

Patrice NOISETTE

Enseignant – Responsable du mastère spécialisé Management urbain et immobilier – ESSEC Business School

L’événement sera retransmis en direct sur le compte YouTube de La Foncière numérique :

ainsi que sur notre site web ultérieurement

Le notariat numérisé : disruption durable ou adaptation momentanée au COVID-19 ?

Le notariat numérisé : disruption durable ou adaptation momentanée au COVID-19 ?

Entretien avec Jean-Maurice Oudot

Président honoraire de Oudot et Associés, Notaires et 

Vice-Président de La FoncièreNumérique.

 

Avec la crise du COVID-19, un décret publié le 4 avril 2020 autorise à titre dérogatoire le notaire à recueillir le consentement des parties par voie dématérialisée par un système de communication à distance qui garantit l’identification à distance des parties, l’intégrité et la confidentialité du contenu. Cette mesure sera autorisée jusqu’à un mois maximum après la fin de l’urgence sanitaire du Covid-19.

 

La FoncièreNumérique : Le consentement de la visio-conférence et de la signature électronique, révolution ou simple adaptation momentanée au COVID-19 pour la profession ? 

Jean-Maurice Oudot : Le rôle premier du notaire est de garantir l’authenticité et la sécurité juridique des conventions signées. D’où une série de règles à respecter, dont notamment la comparution physique des parties devant le notaire, pour leur expliquer la portée de leurs engagements et constater leurs consentements au contrat. Comme l’a rappelé le ministre en charge du logement, Julien Denormandie, dans un communiqué, cette mesure avait pour but principal d’assurer la continuité des ventes immobilières). Cette brèche est elle une ouverture sur une nouvelle définition de l’authenticité juridique dans un monde virtuel ?

La FoncièreNumérique : Concrètement, comment l’intermédiation du numérique vient-elle transformer les processus et procédures ? Les nouvelles technologies peuvent elles apporter dans l’élaboration de l’authenticité la même sécurité aux citoyens ?

Jean-Maurice Oudot : Ces technologies proposent de créer un espace virtuel dans lequel communique un instant donné l’ensemble des parties, leurs conseils éventuels et le Notaire authentificateur. J’ai envie ici d’emprunter au théâtre classique la règle des trois unités l’unité de lieu, unité d’action unité de temps. L’authenticité répond à ces règles. Dans le monde numérique, nous dématérialisons le lieu en l’espace, l’unité d’action et l’unité de temps ne sont pas modifiés par le numérique. Cet espace est créé par un outil appelé la visioconférence qui permet de réunir dans un même espace virtuel des personnes localisées dans des lieux différents. Le principe de l’unité de lieu s’explique par la nécessité pour le notaire de constater “de visu” le consentement éclairé des parties au contrat. Il semble que l’outil proposé puisse permettre au notaire de juger du consentement des parties. En effet par ce moyen le notaire peut interroger expliquer, constater la capacité des parties et leurs consentement. Ce consentement doit être formalisé par la signature des parties. Dans ce monde numérique la signature doit être électronique. C’est donc à un autre outil que l’on va faire appel, un système de communication à distance qui garantit l’identification des parties, l’intégrité et la confidentialité du contenu. On peut citer en exemple l’application “Docusign” qui répond à ces critères. Le document signé par les parties est transféré sur le système notarial de la signature numérique pour que le notaire appose sur le contrat sa signature numérique qui va authentifier l’acte. avant d’envoyer celui-ci au MICEN (minutier central électronique des notaires), entité qui a pour but de centraliser et conserver tous les actes signés.

La FoncièreNumérique : Quels obstacles la profession rencontre-t-elle dans cette transposition numérique de leurs processus?

Jean-Maurice Oudot : L’obstacle est technique et  juridique. Je suggère que la profession s’empare de ces outils visioconférence et système de communication à distance  pour les améliorer et les labelliser “Notaire.” En fait il s’agit d’introduire le notaire dans un monde numérique. Son enjeu est crucial pour le Notaire, car l’immobilier son marché porteur entre désormais dans le monde digital.

La FoncièreNumérique : Vous êtes un pionnier du numérique dans la profession depuis des décennies ; quelles (r)évolutions avez-vous pu observer bien avant ce décret récent ? 
 
Jean-Maurice Oudot : C’est exact. Dès 1995 en qualité de rapporteur général d’un rapport pour le Notariat dénommé ”Sur l’autoroute de l’information“ mes rapporteurs et moi même avions esquissé les principaux enjeux numériques pour le Notariat tels que l’enrichissement automatique du fichier immobilier des Hypothèques à partir des données existantes dans le contrat (ancêtre du MICEN) les conditions de  la signature numérique, le télétravail. J’ai la faiblesse de croire que ce rapport a éveillé le Notariat sur l’importance de la création de la signature numérique et du MICEN, Ces réalisations n’ont vu le jour que 10 années plus tard. Quoi qu’il en soit ce rapport a été un élément fondateur de ma pensée numérique, appliquée à ma profession. Depuis cette date j’ai constamment dans mon Office créé des applications facilitant le travail et l’automatisation des tâches de mes collaborateurs. Nous avons notamment créé en 2000 une dataroom électronique  permettant la consultation et l’audit des documents d’un immeuble ou d’un patrimoine immobilier à distance, en vue de la vente. Cette dataroom est devenue dans le marché, une norme pour les ventes d’immobilier complexe. Cette dataroom, outil organisationnel de la connaissance de l’immeuble à un moment donné, en l’espèce au moment d’un transaction, pouvait à condition qu’elle soit maintenue à jour, avoir une utilité permanente au sein d’une société pour la gestion de son patrimoine immobilier. En outre cette dataroom était incomplète, car elle ignorait notamment la dimension volumétrique et architecturale de l’immeuble. Peu à peu le concept de La FoncièreNumérique prenait corps. 
 
La FoncièreNumérique : Quelles sont les tendances à observer de près dans la transformation numérique de la profession ?   
 

Jean-Maurice Oudot : La tendance lourde de la digitalisation de l’immobilier par les différents acteurs oblige le Notariat à se remettre en question. L’avenir appartiendra à ceux qui parviendront à être des partenaires de leur clients dans un espace numérique dédié. On peut imaginer par exemple : La possibilité pour un notaire de créer une communauté de clients dans un espace numérique dédié dans lequel chaque client disposerait de son espace de documentation mise à jour par ce dernier. L‘exploitation  de cette documentation et des métadonnées la composant autorisent l’automatisation des opérations de vente, de locations de donations . C’est la création d’un réseaux ouvert et spécifique. La création d’une application permettant l’audit automatique de la documentation immobilière du client par l’utilisation de l’intelligence artificielle

En conclusion le Notaire sera numérique ou ne sera pas.